Approche écosystèmique

Application de l’Approche Ecosystémique en Méditerranée

L’approche écosystémique est le principe directeur pour le Programme de Travail du PAM et tous les développements et applications de politiques entrepris sous les auspices du PNUE/PAM-Convention de Barcelone, avec pour but ultime de réaliser le Bon Etat Ecologique (BEE)  de la mer Méditerranée et son littoral. 
L’intégration de l’EcAp dans le travail du PNUE/PAM - Convention de Barcelone et la réalisation du BEE de la mer Méditerranée et de son littoral au travers du processus EcAp sont soutenues par un nombre de projets financés par l’Union Européenne dont les projets EcAp -MED I (2012-2015) et EcAp-MED II  (2015-2018).  

Avec la Décision IG.17/6 les  Parties contractantes à la Convention de Barcelone se sont engagés à appliquer progressivement l’approche écosystémique à la gestion des activités humaines, dans le but de réaliser des changements réels dans l’environnement marin et côtier de la Méditerranée. 
La Décision IG.17/6 ébauche une feuille de route pour l’application de l’EcAp, qui comporte plusieurs étapes successives telles que l’élaboration d’objectifs écologiques, objectifs opérationnels et indicateurs correspondants, l’élaboration de descripteurs et des cibles du BEE, de programmes de surveillance et, finalement, les mesures et programmes de gestion nécessaires pour parvenir à un BEE. 

Suite à la décision susmentionnée, la décision IG.20/4, a validé les travaux effectués jusque-là concernant les 11 objectifs écologiques (hyperlink), les objectifs opérationnels et les indicateurs pour la Méditerranée. Elle demandait aussi au Secrétariat de préparer un Programme de surveillance et d’evaluation integré (IMAP), de déterminer le BEE et les cibles et de préparer une analyse socio-économique approfondie des activités humaines qui affectent la qualité et la santé écologique des écosystèmes marins et côtiers, ou en tirent profit. Finalement, elle demandait d’intégrer l’EcAp dans le travail global du PNUE/PAM - Convention de Barcelone et donnait au Secrétariat le mandat d’établir un cadre de gouvernance de l’EcAp.

La Décision IG.21/3 relative à l’approche écosystémique comportant l’adoption des définitions du ‘bon état écologique’ (BEE) et des cibles exprime un accord sur des cibles régionales communes et des listes d’indicateurs pour parvenir à un BEE en Méditerranée. La même décision a aussi salué le travail effectué sur l’évaluation socio-économique, a validé le Cadre de gouvernance EcAp qui attribue le rôle de direction clef au Groupe de coordination EcAp, et a réitéré l’importance de l’EcAp en tant que principe directeur des travaux du PNUE/PAM - Convention de Barcelone.

La 19ème réunion des Parties contractantes a approuvé par sa décision 22/7, le Programme de surveillance et d’évaluation intégrées de la mer et des côtes méditerranéennes (IMAP) ainsi qu’une liste spécifique d’indicateurs communs et de cibles du Bon Etat Ecologique, de principes du Programme de surveillance et d’évaluation intégrées, avec un calendrier et des résultats bien pour ;la mise en œuvre de ce Programme. 

L’IMAP met en place les principes de la surveillance intégrée, qui couvre, pour la première fois, la biodiversité, les espèces non-indigènes, la pollution et les déchets marins, le littoral  et l’hydrographie d’une manière intégrée. Il vise à faciliter la mise en œuvre de l’article 12 de la Convention de Barcelone et d’autres dispositions relatives à la surveillance sous différents protocoles avec pour objectif principal l’évaluation du BEE. Son épine dorsale sont les 27 indicateurs communs présentés dans la décision IG22/7, « Programme de surveillance et d’évaluation intégrées de la mer et des côtes méditerranéennes et Critères d’évaluation connexes ».
L’IMAP vise à réaliser ses objectifs entre 2016 et 2021. Cependant, l’IMAP est d’abord présenté lors d’une phase initiale, au cours de laquelle les programmes nationaux de surveillance et d’évaluation existants seront intégrés au regard de la structure et des principes de l’IMAP et basés sur les indicateurs communs convenus. En pratique, cela implique que les programmes nationaux de surveillance et d’évaluation existants seront révisés comme il convient. 
Au cours de cette phase initiale, les principaux résultats de l’IMAP incluront la mise à jour des définitions du BEE, l’affinement des critères d’évaluation et le développement de programmes de surveillance et d’évaluation intégrées au niveau national.
De plus, le Rapport sur la qualité de 2017 sera fondé sur la structure, les objectifs et les données collectées dans le cadre de l’IMAP. 
L’IMAP sera évalué à la fin de chaque cycle EcAp de six ans, à la lumière des enseignements tirés de sa mise en œuvre et sur les nouveaux développements scientifiques et politiques.

11 Objectifs écologiques :

  1. La diversité biologique est maintenue ou renforcée.
  2. Les espèces non indigènes n’affectent pas l’écosystème.
  3. Les populations de poissons et crustacés exploités commercialement sont à l’intérieur des limites biologiques de sécurité.
  4. Les altérations aux composantes des chaines alimentaires marines n’ont pas d’effets négatifs à long terme.
  5. L’eutrophisation d’origine anthropique est évitée.
  6. L’intégrité du sol marin est maintenue.
  7. L’altération des conditions hydrographiques n’affecte pas de manière négative les écosystèmes côtiers et marins.
  8. Les dynamiques naturelles des zones côtières sont maintenues et les écosystèmes et paysages côtiers sont préservés.
  9. Les contaminants n’ont aucun impact significatif sur les écosystèmes côtiers et marins et sur la santé.
  10. Les déchets marins et côtiers n’affectent pas de manière négative les environnements côtiers et marins.
  11. Le bruit des activités humaines n’a pas d’impact significatif sur les écosystèmes marins et côtiers.