Le PAM

En 1974 le PNUE a mis en place ses Programmes des mers régionales avec, comme objectif, de coordonner les activités destinées à la protection de l’environnement marin grâce à une approche régionale. Le Plan d'action pour la Méditerranée a constitué la première initiative développée dans le cadre du Programme et est devenu un modèle pour les autres Programmes dans le monde. 

En 1975, les États méditerranéens et la Communauté européenne ont approuvé le Plan d'action pour la Méditerranée (PAM) comme cadre institutionnel pour la coopération, en vue de relever les défis communs concernant la dégradation environnementale. Le PAM a également approuvé la préparation d’une convention-cadre pour la protection de l’environnement marin contre la pollution, ainsi que deux protocoles connexes qui constitueront la base légale de la coopération pour la protection de l’environnement marin de la Méditerranée contre la pollution. 

Bien que l’objectif initial du PAM ait été d’aider les gouvernements méditerranéens à évaluer et contrôler la pollution, et à formuler leurs politiques nationales relatives à l’environnement marin. Les gouvernements devaient aussi renforcer leurs capacités à identifier de meilleures options pour le développement et des bases de décisions pour l’allocation des ressources avec l’aide du PAM 
 La protection durable et sérieuse de l’environnement est irrémédiablement liée aux développements sociaux et économiques.  Le PAM  a progressivement vu son mandat s’élargir pour passer  d’une approche sectorielle du contrôle de la pollution à la planification et la gestion intégrée de la zone côtière, comme outils clés pour la recherche de solutions. 
En 1995, suite au sommet de Rio, les Parties contractantes ont décidé de réviser le PAM et la Convention. La Phase II du PAM a été définie en prenant en compte les réussites et les manquements du PAM, dans le contexte de développement des politiques de protection environnementale au niveau international.

Le Plan d'action pour la protection du milieu marin et le développement durable des zones côtières de la Méditerranée (PAM Phase II) adopté en 1995, vise à réaliser les objectifs suivants : 

  • assurer une gestion durable des ressources naturelles marines et terrestres et intégrer l’environnement dans le développement économique et l’aménagement du territoire ; 
  • protéger le milieu marin et les zones côtières en prévenant la pollution ainsi qu’en réduisant et, dans la mesure du possible, en éliminant les apports de polluants de toute nature, chroniques ou accidentels ; 
  • protéger la nature, sauvegarder et mettre en valeur les sites et paysages d’intérêt écologique ou culturel ;
  • renforcer la solidarité entre les états riverains de la Méditerranée en gérant leur patrimoine commun et leurs ressources au profit des générations présentes et futures ; et
  • contribuer à l’amélioration de la qualité de vie. 

L’adoption de la vision, des buts et des 11 Objectifs Ecologiques Méditerranéens basés sur l’écosystème, adoptée par les CdP 15 et 17, (2008, 2012) avec un calendrier concret pour la mise en œuvre de l’Approche Ecosystémique du système du PAM – à savoir les Décisions IG.17/6  - Application de l'approche écosystémique à la gestion des activités humaines pouvant affecter l'environnement marin et côtier de la Méditerranée et IG 20/4 (- Mise en œuvre de la feuille de route pour l’approche écosystémique du PAM: objectifs écologiques et opérationnels pour la Méditerranée, indicateurs et calendrier de mise en œuvre de la feuille de route pour l’approche écosystémique ) - représente un jalon déterminant et un développement du système du PAM dans son soutien des efforts nationaux et régionaux visant à réaliser le Bon Etat Ecologique en Méditerranée, en synergie avec les initiatives globales et régionales connexes dont la Directive-cadre Stratégie pour le milieu marin, de l’Union Européenne 2008.